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Sous l'impulsion de ses Princes, la Principauté
est devenue un centre sportif de grande importance, et ce, dès
le premier quart de ce siècle. En 1987, la Fédération
Monégasque d'Athlétisme (F.M.A) décide d'organiser
sur la piste du stade Louis II, la première édition d'un
Meeting International regroupant les meilleurs athlètes. Herculis,
héros célèbre de la mythologie gréco-latine,
qui passait pour le fondateur des jeux gymniques et pour le patron des
athlètes, lui a donné son nom... En douze ans, ce rendez-vous
s'est hissé au premier rang mondial des rencontres d'athlétisme
d'un jour. Sergey Bubka en reste incontestablement l'Ambassadeur le plus
illustre. Six titres mondiaux, quatre titres européens et trente-cinq
records du monde, le tsar de la perche voue un attachement tout particulier
à cette rencontre...
Sergey Bubka : Le Grand Prix Herculis Zepter m'est très
cher parce qu'il se déroule au Stade Louis II où je m'entra”ne
et est parrainé par mon sponsor, la société Zepter.
Malheureusement, les résultats que j'ai enregistrés dans
le passé à cette occasion ne sont pas bons. J'étais
probablement trop nerveux à l'idée de devoir donner le meilleur
de moi-même, mais je garde l'espoir qu'un jour, je gagnerai et obtiendrai
d'excellents résultats.
New Trader : On dit que l'argent et
la gloire ôte à un sportif une partie de sa rage de vaincre.
Qu'en pensez-vous, vous qui habitez la Principauté ?
SB: La vie à Monaco avec ma femme et mes enfants m'a apporté
sécurité et quiétude. La gloire et l'argent ne sont
pas des obstacles, mais me motivent de toute évidence dans la poursuite
du sport. J'ai toujours travaillé dur, ce qui ne m'a guère
laissé le temps d'être gâté par une vie prestigieuse
en dehors de mon foyer. L'excellent climat de la Côte d'Azur et
la qualité des installations du stade Louis II de Monaco me procurent
des conditions d'entraînement optimales ainsi que la possibilité
de me détendre après le travail. Je suis très fier
que cette rencontre soit classée parmi les meilleures au monde
et je souhaiterais féliciter le comité organisateur, le
Prince Albert et toutes les personnes impliquées dans son organisation,
pour les efforts fructueux accomplis en créant cet événement
de premier plan.
NT : Que ressentez vous lorsque vous songez que vous êtes champion
du monde depuis 15 ans ?
SB : C'est la confirmation que tous mes efforts et tout mon dévouement
au saut à la perche n'ont pas été vains et qu'en
choisissant ce sport, j'ai fait le bon choix. Le fait d'être le
seul champion du monde du saut à la perche me donne une nouvelle
motivation, la défense de mon titre, et m'amène à
pratiquer le sport à un niveau très compétitif et
à continuer sur cette voie aussi longtemps que je pourrai rester
champion.
NT : On ne vous a pas vu au dernier championnat
d'Europe de Budapest, pensez-vous être en mesure de conserver votre
titre de champion du monde en 1999 ?
SB : En ce qui concerne l'ECH de Budapest, je n'avais pas l'intention
de m'y présenter. Je veux me concentrer pleinement à la
défense de mon titre de champion du monde et remporter le septième
titre consécutif à Séville en 1999.
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